dimanche, juin 25, 2006

Cassandre

Pour information, et je devais cette information à quelques personnes, le dernier Krach immobilier date, en France, de 1991.

Sinon, petite collection de liens :

Alors, Cassandre ou pas ? Faites-vous votre avis...

vendredi, juin 23, 2006

SEL, Sol, troc et services

(à propos de : http://www.troc-services.com/)
Via Libération :
Un site d'échanges de services par internet, www.troc-services.com, innove en créant une monnaie virtuelle qui permet de troquer à plusieurs


C'est marrant l'article ne fait pas mention du fait qu'il s'agit du premier (?) SEL virtuel.

Sauf que, trouvé dans la FAQ :
Les échanges entre les adhérents sont valorisés par des Sols. Le moyen d'obtenir des Sols est de réaliser des services ou d'utiliser ceux offerts lors de l'adhésion. L'option Paypal d'achat de Sols a pour but de permettre aux personnes qui sont pressées et qui n'ont pu donner de services ou s'en faire acheter d'obtenir des Sols immédiatement à travers un paiement Paypal. Ces mêmes Sols (ainsi que ceux qui sont offerts lors de l'abonnement) ne sont ni transmissibles ni convertibles.

Mais aussi :
L'abonnement annuel durant la phase de lancement est gratuit, il est possible qu'il n'y ait jamais d'abonnement à payer.


Ouch ! C'est peut-être pas tant un SEL que ça ce site.

Ces mêmes sols ne sont ni transmissibles ni convertibles, non convertibles je comprends mais non transmissible, je ne comprends pas ! A quoi sert une monnaie si elle ne peut être transmise ? Il suffit de créer un service bidon pour transmettre cet argent.

Ensuite, autant je comprends l'intérêt du crédit initial de 20 Sols (pour amorcer la pompe) autant j'ai des doutes sur l'achat de Sols. En effet, cela est équivalent a la possibilité pour tout un chacun de faire marcher la planche à billets, de se fabriquer du crédit temps (à 10€ l'heure) et donc d'augmenter artificiellement la quantité de temps dans le marché (alors que le temps est une ressource rare).

Du coup, un acteur non impliqué (c'est à dire pas à 100% dans le système) peut être favorisé car il a la possibilité de transformer sa richesse du système capitaliste en richesse du système de troc.

Par ailleurs, il est intéressant de constater que les promoteurs de cette monnaie disent qu'elle permet de recréer du lien social alors que, de l'avis de certains, la monnaie a détruit le lien social dand l'échange.

mercredi, juin 21, 2006

Commentaires

Un rudimentaire flux des commentaires est dispo.

Fête de la musique

HUMAN?FLy
A partir de 22H
Rue de la TREILLE (brin d' zinc) si le temps le permet...
Clermont-Ferrand

(via Eric)

mardi, juin 20, 2006

Les faux monnayeurs

(à propos de : http://www.marches-financiers.net/pages/ratio_solvabilite_mcdonough_cooke.htm)
J'ai récemment compris que lorsqu'une banque fait crédit, ce n'est pas un prêt. En tout cas pas un prêt comme ce pourrait être le cas entre particuliers.

Lorsque l'on emprunte de l'argent à quelqu'un, cette personne est dépossédée de cet argent pour la durée du prêt.

Lorsque qu'une banque vous fait crédit, elle crée de l'argent. Elle n'a pas besoin de posséder la somme. Elle inscrit à votre compte la somme indiquée et les autres banques lui font confiance et prenne cette écriture pour argent comptant. Mais cet argent n'existe pas.

Votre banque vous à accorder ce crédit car elle a confiance en le fait que vous allez le rembourser. Chaque fois ue vous rembourser une partie du crédit il y a destruction d'argent.

C'est exactement comme si la banque avait imprimé des billets à votre demande et qu'en contre partie, chaque mois, vous retiriez en liquide une partie de votre salaire pour le brûler.

In fine, il y a destruction complète de l'argent initialement créé, c'est une opération nulle (aux intérêts prêts qui eux sont bien rentrés dans les caisses de la banque).

Ici, intervient le ratio Mc Donough. Cette formule édictée, entre autres, par le FMI impose que le rapport entre le crédit accordé par une banque et ses fonds propres (ou assmilés) doit être au moins de 8%. C'est à dire que si une banque à 80€ elle peut faire crédit jusqu'à 1000€.

Etonnant, non ?

(Actuellement, en France, le rapport effectif est quasi-double.)

lundi, juin 19, 2006

La classe américaine

(à propos de : http://youtube.com/watch?v=oT_HBWo1jxk)
Ce week-end, j'ai été consterné par ce clip UMP diffusé sur France 3.

Ma consternation porte sur la forme : sous le coup de l'émotion, je n'ai pas pu me concentrer sur le discours. De (courte) mémoire, il ne me semble pas que l'on ait déjà eu de tels clips en France. Quelqu'un pour infirmer ?

Généralement ce clip n'a rien d'étonnant venant de Nicolas Sarkozy, adepte de la communication politique à la mode américaine.

samedi, juin 17, 2006

Dominique Strauss-Kahn dans Charlie

Charlie Hebdo inaugure une série d'interviews de présidentiables. DSK ouvre le bal (numéro 730 en date du 14 juin 2006, pages 8 et 9).

Morceaux choisis :
Mais quand comprendrez-vous que l'insertion économique C'EST l'insertion ?! Qu'est-ce que l'économie de marché ? C'est un système de création de richesses. Vous créez de la richesse, vous faites partie du système, vous avez une fonction sociale. Vous n'avez pas d'emploi, vous êtes hors système. C'est très simple. Sauf à vouloir sortir du capitalisme, ce qui n'est pas à l'ordre du jour, je ne vois pas comment raisonner autrement.

La politique ne peut donc qu'infléchir les règles du jeu pour que le marché se positionne sur les équilibres recherchés ? De même que, selon le churchillisme, la démocratie est la pire forme de gouvernement exception faite de toutes les autres, l'économie de marché serait-elle la pire forme d'économie à l'exception de toutes les autres ?

Vous connaissez la formule l'immigration, une chance pour la France ? Je la reprends totalement à mon compte [...] pas seulement pour des raisons démographiques. [...] Il faut pourtant lutter contre l'immigration illégale.


[La confrontation entre le pouvoir et le monde culturel est] normale, inévitable et scandaleuse. Inévitable, parce que l'acte de création a du mal à s'insérer dans une économie de marché, et que le statut du créateur, qu'il soit chercheur en mathématiques ou metteur en scène, est forcément dérogatoire, ce qui signifie que cela coûte de l'argent à la collectivité. Ce qui me choque, ce n'est pas que la droite essaie de remettre un peu d'ordre dans le dossier des intermittents, où les abus sont évidents. Ce que je ne parviens pas à comprendre, c'est l'absence de dialogue et d'empathie avec le monde culturel dans son ensemble.

mercredi, juin 14, 2006

Une évidence que l'on oublie

(à propos de : http://www.amazon.fr/exec/obidos/redirect?link_code=ur2&tag=lasoupealagri-21&camp=1642&creative=6746&path=ASIN%2F2840555832%2Fqid%253D1150319081)
Etienne Davodeau fait d'instructifs reportages en bande dessinée (dont Les mauvaises gens récompensé à Angoulême cette année).

Dans son Rural !, Etienne Davodeau relate la vie d'un GAEC bio en Anjou dont les terres seront bientôt coupées par une nouvelle autoroute.

L'auteur fait remarquer à l'un des agriculteurs que, selon certaines études, le bio n'a pas d'avantage clair sur le conventionnel. Voici la réponse de l'agriculteur, évidente mais que je me suis quand même prise de plein fouet (page 120) :
Ca ne m'étonne pas. Je suis même d'accord avec ça.

Ca me gêne toujours d'entendre des gens dire qu'ils mangent bio uniquement pour être en meilleure santé.

En tout cas c'est pas seulement pour ça qu'on en fait.

Le but de notre travail, c'est d'abord de trouver une façon de produire de la nourriture pour tous sans nuire à la terre. On cherche une technique que les suivantes pourront utiliser sans problème de durée. Et ça, c'est impossible en technique "conventionnelle".

Alors si ce type dont tu me parles ne trouve pas de différence entre la bouffe bio et l'autre c'est vachement bien ! Ca prouve que c'est possible.

Acheter et manger bio ne devrait pas être une démarche de précaution individuelle mais c'est soutenir une idée d'inspiration collective sur le long terme.

Retour de manivelle

(à propos de : http://www.amazon.fr/exec/obidos/redirect?link_code=ur2&tag=lasoupealagri-21&camp=1642&creative=6746&path=ASIN%2F2707148407)
Dans le très intéressant Mythes et paradoxes de l'histoire économique de Paul Bairoch, pages 79-80 :
En 1830, la productivité d'un ouvrier britannique utilisant des machines modernes pour filer un fil moyen était de dix à quatorze fois supérieure à celle d'un artisan, indien ou autre, utilisant des techniques traditionnelles ; pour un fil fin, l'écart de productivité était de un à deux cents, ou même trois cents. A l'époque, les écarts de revenu, et donc de salaire, n'étaient pas très importants. Le PNB réel par habitant en Angleterre n'était probablement pas plus de deux à trois fois supérieur à celui de l'Inde. Vu les conditions de travail qui régnaient à l'époque, il est probable que les écarts de salaire étaient encore moins prononcés. Une telle différence de productivité signifie donc que, même en ajoutant les gros profits réalisés et les coûts élevés de transport, le prix de détail du fil britannique était en Inde (ou ailleurs) très inférieur aux coûts de production locaux, lesquels ne pouvaient être encore abaissés puisque les salaires étaient déjà très bas.

mardi, juin 06, 2006

Le fléau de dieu

(à propos de : http://dargaud.com/front/albums/album.aspx?id=2904)
Le dernier Larcenet (Le fléau de dieu, une aventure rocambolesque d'Attila le Hun) est vertement critiqué -- y compris par mon libraire.
C'est à cause de cet accueil que j'ai tardé à le lire. Et bien, je ne vois pas ce qu'il a de si terrible cet Attila le Hun ! Certes la chute m'a pris au dépourvu mais j'ai apprécié cette histoire rocambolesque de..., en tout cas plus que, dans mon souvenir, celle de Sigmund Freud.

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(à propos de : http://ecorev.org/)
Découvert via une note de Bernard Maris dans Charlie Hebdo : Ecorev, une revue critique d'écologie politique (sic). Trimestriel. On peut consulter l'intégralité des articles en ligne avec un numéro de retard. Sinon il y a les poissoneries bien achalandées ou l'abonnement : standard 20€, fauchés 12€ etc.